mercredi 21 décembre 2011

*AIR "Le Voyage Dans La Lune" 06/02/2012


- IL est de retour! Loin d'une référence à Stephen King,
Je parle ici du groupe Air,
nos petits frenchies quasi préférés de la vraie musique électronique
qui n'a pas été composée sur Fruity Loops.
Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin s'attaquent cette fois-ci à une autre B.O
(Rappelles-toi le succès implacable de celle de Virgin Suicides en 2000),
j'ai nommé un classique du vieux cinéma français "Le Voyage Dans La lune",
film réalisé en 1902 par Georges Méliès,
dont la version remasterisée (en couleur, quoi) va en laisser plus d'un bouche bée.
Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille les extraits sur le net
qui ne seront pas sans rappeler aux plus rockeurs d'entre vous que les Smashing Pumpkins
avaient sans gêne aucune pompé le film pour leur clip 'Tonight Tonight' en 1996;
et ils avaient carrément bien fait!!
Mais revenons à nos moutons: Air a encore frappé,
créant à la fois une atmosphère sombre de par les drums et légère de part les mélodies au piano.
Comme par magie, c'est planant et flippant à la fois, antique tout étant fresh,
classique et imminement groovy...le tout travaillé dans la nuance la plus précise.
Un paradoxe tout entier,
une antithèse qui vas te ravir les papilles si tu lui prêtes l'oreille et l'attention qu'elle mérite.
Encore une fois, AIR reste fidèle à l'acronyme de son nom:
Amour, Imagination, Rêve.

*DA SILVA "La Distance" 09/01/2012


-On se rappelle encore le single issu de son 1er album "Décembre En Eté",
le Ô combien ambigu et magnifique "L'Indécision" que M. Ruis Da Silva nous avait pondu.
En ces temps révolus (2005, déjà), sa voix atypique nous avait
(presque tous) marqué, associée de ci de là à une discrétion appréciable
et une sobriété rarissime pour un single radiophonique.
Aujourdh'ui, le sixième album est en place,
et on y retrouve toujours ce petit quelquechose qui flotte entre la dépression atmosphérique
et la ballade légère. Le single "les premiers" s'inscrit dans cette lignée
avec un couplet qui semble hésiter entre joie et tristesse,
et un refrain légèrement plus enjoué, relevé par une douce mélodie à la flûte traversière.
Ca se rock n'rollise légèrement dans 'les stations balnéaires',
enfin suffisament pour pas avoir envie de te flinguer à la fin de l'album.
Parfois un peu Saëz, parfois un peu Rafael, on persiste (et visiblement on signe)
dans la pop franchouillarde certes un peu de base, mais qui se laisse écouter tout de même;
j'entends par là qui flirte légèrement avec l'électronique
pour lui donner on ne sait pas (vraiment) quoi de plus IN,
ce qui la rafraichi néanmoins pas mal, soyons honnêtes.
Résumons: ta maman va aimer, ta copine indéscotchable de 'Plus Belle La life' va aimer...
Et peut-être toi, qui sait...

*CHARLIE WINSTON "Running Still' 21/11/2011


-1er extrait de l'album: Hello Alone, déjà à l'écoute sur le net.
Cette chanson est clin d'oeil à tous les célibataires partagés entre
la liberté d'action
et le fait d'être seuls quand même. (Tu t'es reconnu? On passe.)
Avec Charlie, les chansons réfléchissent là où
le commun des mortels n'y arrive pas forcément, et ça fait du bien,
la musique intelligente qui a des tripes.
Avec sa belle petite gueule (faut bien le reconnaitre)
il ne rate rien: groove dans sa voix unique,ligne de basse envoûtante,
choeurs discrets façon blues, harmonica juste assez pour faire 'Hobo'
sans tomber dans l'insupportable, des lyrics qui sentent le vécu,
rythme crescendo...
c'est ce qu'on appelle le mélange savant.
Avec à peine 3 ans de carrière, Mr Winston continue sur sa lancée
sans nous lasser, et pour la peine,
on en devient presque fiers qu'il ait choisi la France comme lieu de résidence,
et on attend patiemment qu'il passe en concert pas loin pour le dernier album.

*CHARLOTTE GAINSBOURG "Stage Whispers" 07/11/2011


-Notre 'fille de' nationale revient discrètement dans les bac
avec un double album.
La 1ère partie est consacrée à des morceaux live,
tel que le pop-dynamical 'Set Yourself On Fire'
et sa déferlante de notes pianotées,
sans oublier l'incontournable 'The Songs That We Sing'.
Tu vas te régaler, sans parler des nouveaux morceaux en 2ème partie.
Fidèle à elle même, on ressent toute la fragilité de la demoiselle
dans des morceaux hyper-planants de douceur tel que 'White telephone',
ou encore 'memoir' donc le coté unplugged calmera tout les hyperactifs,
surtout quand tu l'écouteras susurrer avec un petit quelquechose
dans la voix qui te rappelera maman Jane.
Mais ne vous y fiez pas: dans 'Terrible Angels', elle brise (un peu)
sa carapace pour nous offrir un morceau sexy sur une mélodie électro
avec quelques notes de chiptune qui reste d'assez bon gout.
Charlotte a réussi en quelques années à créer
et imposer son propre univers musical.
Frêle et forte à la fois,
Charlotte c'est une main de fer dans un gant de velours,
c'est le félin qui vient ronronner contre toi;
bref, la fêlure dans le marbre, et c'est ce qui la rend attachante.

*JAMES DELLECK "L'impoli" 10/10/2011


En tombant sur le nouvel album de James Delleck,
je me suis dit que le titre était cool
et que je pouvais toujours y prêter une oreille,
ne serait-ce que pour la science. Ben j'ai pas été déçue!
J'écoute les morceaux dans l'ordre:
-"Ta Gueule", c'est nase. Il joue la carte de l'impolitesse façon
j'essaie-de-me-rebeller-espérant-que-ce-soit-drôle-mais-j'y-arrive-pas.
Les lyrics sont juste ahurissants de débilité absurde,
on dirait une production post-nouvelle star.
Pour la peine, on voudrait bien que ce soit lui
qui 'ferme sa gueule' comme il le dit si bien pendant 3:30min.
J'aurais 14ans je kifferai trop la vibe comme dit l'autre,
mais faut pas déconner! A presque 37ans,
faut peut-être passer la seconde, mec.
-"T'as Pas De Papa":
Un rythme improbable, un refrain insupportable,
à croire qu'il l'aurait composé sous acide.
On pourrait presque s'habituer aux couplets
et les trouver un peu drôles
si le refrain revenait pas tout péter trop tôt.
Je commence à me demander qui produit ça...
Du coup, j'écoute les morceaux dans le désordre...
-"s'enterrer vivant":
Enfin un bon rythme, soutenu, avec un flow limpide
qui vient se poser sur une compo riche et travaillée:
avec un long break mélodieux au piano et violons relevé par un beat moderne.
Diantre, ne serait-ce pas un point positif? Continuons...
-"Nombreux":
L'Instumentation électro est saccadée, contrastée par le flow rapide et dynamique,
Jusqu'ici je trouve ça sympa, jusqu'au moment où...
ça tourne au TTC (on sent l'ancienne collaboration),
c'est juste à peine légèrement mieux...faut il dire merci pour ça? Je ne préfère pas.
Il y a des albums qu'on ne devrait jamais pondre,
j'espère juste que celui-ci lui permettra de se repayer le coiffeur.
Pour la peine James Delleck aurait mieux fait de rester
au Klub des 7 à bosser avec Fuzati.
A bon entendeur...

*BAXTER DURY "Happy Soup" _16/08/2011


Un peu inclassable, toujours discret, inmanquablement surprenant
Baxter Dury reste pour moi depuis 'Cocaïne Man' En 2005
le meilleur 'fils de' que l'on ai connu depuis un bail.
Fils de qui, fils de quoi? Ben de Ian, bien sûr.
Il était donc bien influencé depuis petit, patogeant dans le punk-rock grâce au padre.
Mais, frayant son propre chemin, et avec sa propre patte de musicien,
il revient façonner le paysage pop anglais.
La preuve en est avec le 1er extrait "Claire":
c'est la ballade pop-tranquillou-pépère qu'il te faut pour ta rentrée.
Les minettes vous allez craquer sur son accent so british,
les autres sur les accords juste parfaits qui distillent bonne humeur et zenitude à gogo.
Sans miser sur son physique (et non, ce n'est pas donné à tout le monde)
Baxter déploie tel un paon faisant la roue ses autres atouts,
avec en ligne de mire sa voix de crooner qu'il use sur "Leak At The Disco",
morceau qui va fatalement te refaire plonger dans l'ambiance 'Cocaïne Man'
dont je te parlais au début (et ouais, faut suivre), en même temps c'est pas dur:
c'est la même construction couplet/refrain.
Ceci dit on s'en tape,
parce que Baxter Dury et sa "Happy Soup" qui porte super bien son nom: CA LE FAIT.

*JAY-Z feat. Kanye West "Watch The Throne" _08/08/2011

Voyons voir ce que nous ont pondu les deux ricains:
Tout d'abord, des featuring de ouf: otis Redding et Curtis Mayfield entre autre, rien que ça!!
Alors oui je sais:
Ca devrait être passible de la peine de mort de bidouiller Otis et Curtis post-mortem,
Mais je dois avouer que le rendu sonne bien.
D'autant plus que 'Otis' rattrappe le morceau précédant 'Niggas In Paris',
pas vraiment entraînant, voire sans réel intérêt du fait de l'instrumentation plutôt space
et du flow assez basique.

-Un morceau sur deux contient des samples Old School
à faire réviser sa culture musicale au plus calé d'entre nous
Je pense à 'Gotta have It', Prime Time' et 'Who Gonna Stop Me' quand je dis ça.
Les instrumentations restent riches, variées
(tu vas retrouver aussi bien des cuivres que de l'électronique),
et soignées; parfois mélancoliques, parfois expérimentales...
Kanye West est un peu le Björk du Hip-Hop coté U.S.A.
Bon,
on se serait quand même passé du featuring avec Beyoncé et Bruno Mars pour le single "Lift Off",
si tu veux écouter de la soupe commerciale, tu sais où aller.
En Bref, 'Watch The Throne' s'inscrit dans la lignée du Hip Hop New generation,
pas forcement accessible à tout le monde, mais qui ravira les amateurs du genre.

*BJORK "Biophilia" _ 26/09/2011


Braves gens, notre Elfe nordique préférée est de retour avec un onzième album
(ou devrais-je dire onzième concept?)
Cette fois-ci, gouffa poil de carotte au garde-à-vous, robe bleue schtroumph ou pas loin,
Björk s'invente un nouveau personnage tel le Ziggy Stardust de David Bowie,
et s'attaque aux éléments et à l'univers tout entier.
Comme elle le dit si bien:"Pour moi ce projet est une suite logique de Volta.
Volta était quelque part dans l’anthropologie,
cette fois on ne s’intéresse pas aux humains.
Ici on prend en compte à la fois l’aspect macroscopique,
comme les planètes, mais aussi l’aspect microscopique, comme les atomes."
Un concept je disais donc. Björk est toujours aussi ché-per,
mais c'est comme ça qu'on l'aime.
Si tu veux savoir de quoi ça cause avant de te faire happer par un trou noir
ou de te perdre dans les méandres de la stratosphère,
glisse une oreille sur le 1er extrait "Crystalline".
Tu vas t'apercevoir qu'ici -et aussi bien sur le reste de l'album-
Poil de carotte parsème avec toujours autant de brio la force de son incroyable voix,
étale ça et là les sonorités électroniques telle une douce pluie de notes métalliques,
et fini par partir en vrille, inévitablement, pour notre plus grand bonheur.

*BEASTIE BOYS "Hot Sauce Committee Part Two" 02/05/2011


-Hey Dude, prends donc ton temps pour écouter le 8ème album des papy du Hip-hop made in Brooklyn.
Des basseline Groovy de "Non stop Disco powerpack"
au ska de "Don't Play No Game That I Can't Win"
en passant par l'utilisation vocoder et de sonorités synth-pop 70's,
les trois new-yorkais ne laissent rien au hasard.
On tape même dans le dark avec "Long Burn The Fire",
ou les scratchs sont soignés et le flow limpide...
On notera une petite virée punk avec "Lee Majors Come Again",
genre revival de The Clash et ambiance pogo ou générique de groland pour les plus sages.
Passage Downtempo aussi avec "Multilateral Nuclear Disarment",
histoire de se remettre de ses émotions juste après...
En bref: même avec 30ans de carrière au compteur,
les Beastie restent fidèles à eux mêmes:
de la fougue mêlée à cet éclectisme qui leur a valu leur renommée. On aime

*DIGITALISM "I Love You Dude" 20/06/2011


-Le premier single "2 Hearts" était à peine déjà dispo à l'écoute que l'album faisait déjà parler de lui,
et c'était sans accorder une confiance aveugle au reste de la production.
La musique électronique allemande ne se réduit pas aux productions minimales,
et Digitalism en est le meilleur exemple avec leur 6ème album.
Entre mélodies pop, nappes hypnotiques et ondes positives,
il va faire bon te la péter dans ta décapotable cet été
(t'inquiètes, ça marche aussi sans décapotable, j'ai testé.)
Laisse toi porter par l'ambiance planante de "Stratosphère",
incroyablement efficace avec ses vocaux transcendants,
et tu vas te sentir pousser des ailes.
Après, si t'en as pas assez eu, tu pourras toujours te finir à coups de "Blitz"
, débordant d'énergie, et t'auras une envie folle de gambader dans les prairies
(enfin où tu veux, hein)
Et quand tu te seras décrasser les cages à miel, tu comprendras mieux le titre de l'album "I Love You Dude",
parce que nous aussi on vous aime les mecs, et surtout votre musique. Enjoy.

*YCARE "Lumière Noire" _ 06/06/2011


-Les filles -et les autres- Ycare est (déjà!) de retour avec un deuxième album.
Je sais que certains d'entre vous n'ont pas tardé à succomber au 1er extrait "Lap Dance",
avec son refrain mélancolique, même si le clip n'est pas à la hauteur de la poësie du morceau.
Dans cet Album, Ycare touche à tout: au Pop-rock avec "Skizophrène",
aux sonorités plus électro avec "Canard Rose" (idéal pour le dancefloor),
alors que les derniers morceaux se veulent plus acoustiques, plus intimistes, plus sages.
Coté paroles, on passe du sulfureux au romantique,
voire au caustique genre 'je-vais-faire-la-peau-au-prince-charmant',
car dans tous les cas, Ycare chante tous les recoins de la vie;
même avec des morceaux moins bons comme "Une Vie",
car un peu trop cliché de la chanson française à mon gout.
Mais ne lui jetons pas la pierre, Pierre. Chanter en français est bien assez commpliqué comme ça.
Je propose donc de lui laisser une chance, et on décidera plus tard si on le lapide -ou pas- sur la place publique.