Regardez bien ce petit minois: non, ce n'est pas Donna Summer. Les amis je vous présente Diane Birch, une jeune, très jeune (20 ans) compositeur-interprête américaine qui risque de faire parler d'elle.
Elle nous livre aujourd'hui son 1er album, pour notre plus grand bonheur. Adeptes Soul qui brûlez un cierge à la simple évocation du nom de Tammi Terrel, venez par ici vous consoler: la relève est assurée. L'ambiance de 'Bible Belt' est soul 60's, tendance Motown à son paroxysme à tel point que l'on s'attendrait presque à ce que le vinyle crépite. Back to reality, nous sommes en 2010, et la petite fille qui a fait du piano son meilleur ami est le pont qui relie deux époques qui a priori n'avaient plus rien à voir. Ici subsiste un héritage culturel au grand charme.
Les titres des morceaux sont à eux seuls une prose qui rappele des moments de vie, exemple avec le titre 'Photograph' qui se finit avec entrain façon Gospel irrésistible. Dans 'Magic View', c'est la délicieuse association du piano et violon qui sublime le tout; violon qui m'a rappelé pour le coup celui de James Gang dans 'Ashes, The Rain, and I' (samplé par la suite par Fatboy Slim pour 'Right Here, Right Now'). Et ce que je te raconte là n'est qu'un détail quand tu sais que l'album est riche de 13 morceaux qui ont chacun leur propre univers.
L'album de Melle Birch est un miracle de douceur, de grandeur et de simplicité efficace; on craque sur la petite brune à frange. Sortie le 26/04/2010.
Avec un titre comme ça, ça commence fort non? Sisi. Déjà Wax Tailor, quand tu penses à un morceau tel que 'Our Dance' tu te dis: miam; Charlie Winston, avec l'excellent album que l'on lui connait, tu te dis: remiam, surtout quand tu sais qu'il va te sussurer pendant 3:28min qu'il te possède (ça fait rêver les filles, hein?). Tu shakes un bon coup, et tu obtiens le single le plus intelligent que j'ai entendu depuis un bail.
Rappellons que ce single est le dernier extrait du 3ème album de Mr Wax tailor, j'ai nommé 'In The Mood For Life', mais qu'avant il avait quand même eut la bonne idée de nous pondre 'This Train' et 'Say Yes', qui étaient déjà de bons singles avec un esthétisme fou dans les clips...que tu retrouveras d'ailleurs avec plaisir dans 'I Own You'.
Je te conseille vivement d'écouter les paroles, ça peut pas te faire de mal, voire mieux, ça va te décrasser les cages à miel. Derrière le clip réalisé avec brio et à la bonne humeur communicative, ainsi qu'à la mélodie simplement parfaite, tu te rendras vite compte de la justesse des propos, tu t'y reconnaitras même sûrement, parce gentil clin d'oeil à la société de consommation, et à toutes ces choses matérielles dont on ne peut plus se passer aujourd'hui.
Le morceau, saupoudré de scratchs légers et de cuivres forts sympatiques (que si tu les dessinais, tu leur ferais une bonne tête de poto), va super bien se marier avec ton printemps, voire ton été, voire tes vacances.
T'es gentil, tu prêtes toutes tes oreilles et toute ton attention à ce single s'il te plait, avant que je m'énerve; tu m'en diras des nouvelles! Sortie le 23/04/2010.
Bon alors oui je sais...MGMT par-ci...MGMT par là...je me décide quand même à chroniquer dessus, ça fera plus de visites pour ma pomme (qui a dit arriviste??)
Parlons peu mais parlons bien...Congratulations est donc le 2ème nouveau-né tant attendu de nos amis américains de The Management. Rappelons pour la science que le 1er opus 'Oracular Spectacular' avait remporté un franc succes en 2007, créant la surprise avec un rock alternatif hybride vivement orienté electro (c'était quand même un peu la mode à cette époque).
Leur second bébé, sorti le 12/04/2010, s'oriente differement cette fois-ci. Clairement moins électronique, carrément plus pop tendance 60's...et moi qui suis une grande nostalgique dans l'âme, ce n'est pas pour me déplaire, d'autant plus que le style à été fraichement remis au gout du jour ces derniers temps, HIP HIP HIP...non rien.
Un bémol cependant sur une constante qui me frustre: la 'chute' des morceaux. A l'écoute j'ai eu trop souvent l'impression que la conclusion était bâclée (mon dieu ce que ça me rappelle les devoirs de philo au lycée...), et du coup, ça gache un peu le taff effectué sur les minutes précédantes... Sur 'Someone's Missing' j'ai eu un peu l'impression aussi d'écouter du Mika! Bon en mieux quand même, parce que Mika...non merci! Je chroniquerai jamais sur lui, ou alors pour me foutre de sa gueule, ça peut être drôle. Enfin ceci dit messieurs les MGMT, vous n'auriez pu prendre une semaine de plus pour bosser la fin de vos morceaux, sans dèc?
A noter aussi que tu risques d'être surpris par des morceaux que je qualifierai d'expérimentaux. J'ai nommé 'Sibérian Breaks' et 'Lady Dada's Nightmare'. Le 1er dure 12 minutes, et comprend plusieurs morceaux dans un morceau (what's the fuck?). Alors je veux bien que ce soit des artistes, et que telle la devise Shadoks ils en viennent à se dire 'pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?', mais il n'empêche que le résultat ne se situe pas à mon avis à la portée des gens... Quant au 2ème, le décor est planté a 1min40: no lyrics, avec des hurlements étouffés, ambiance chateau hanté au bord d'une falaise un soir de pleine lune. Family Adams Like. J'aime.
Une dernière curiosité: le dernier track de l'album, qui n'en ai pas un, d'ailleurs. Pas de chant, seulement du parlé qui m'a fait penser sur le coup à Zlad 'Electronik Supersonik' (ouais je sais, j'ai parfois des références cheloues...). Mais si tu tends plus l'oreille, tu comprendras que MGMT t'explique chaque morceau, un à un; genre nous est pas des artistes et on comprend pas leur poésie. Génial non?(Non réponds pas)
Bon en gros, 'Congratulations' n'est pas l'album du siècle, mais il reste sympa dans l'ambiance Woodsotck. Juste assez pour te faire oublier que le graphisme de la pochette est à chier.
Hier soir, je me suis rendue au concert de nos amis les British keu-pons de Prodigy. Arrivée sur les lieux à 19H30, je pousse les portes de la fosse, et je me rends compte que le zénith est quasiment vide, alors que le start est à 20h. Bon. Je jete un coup d'oeil intempestif à mes voisins de fortune: c'est le désaccord total dans les styles: du goth, du métalleux, du fluokid, de la bimbo, du bobo, de l'ado boutonneux...mais c'est what ce bordel? Un mec essaie de me refourguer des cacahuètes à "2€-le-sachet-5€-les-3"...Je me demande si je suis pas au concert de Carlos...hein? il est mort? merde!
A 20h, les lumières ne s'éteignent pas, ni a 20h15...il faudra attendre 20H30 pour que ça commence à bouger sec là dedans. Blackout Inside, deux zigotos capuchonnés entrent en scène (mais c'est qui eux??)Je vérifie sur ma place: Nan y'a rien à leur sujet, mystère donc.
Les enceintes crachent du son pour la 1ère fois ce soir, au début ça part fort en tonalités, pour pas dire que ça bourrine... Je regarde de plus près...celui de droite nous fait un set au laptop (fainéant!), tandis que celui de gauche fait son live accroché à son synthé comme à sa vie... Ils ont de l'énergie à revendre et c'est bien ce qu'il faut pour satisfaire la bande d'hystérique venue voir les Prodigys. Je me dis que ces zikos masqués sont une bonne petit surprise...jusqu'au moment ou ils commencent à sortir toute la clique des artists rock-saturé: Daft Punk, Justice, Toxic Avenger, Nirvana...du remix de Prodigy aussi histoire de faire un peu de lèche (s'il vous reste du cirage vous ferez mes pompes please) et là, c'est moi qui sature... Ca vous ferait pas trop chier à VOUS, les artistes d'aujourd'hui, d'avoir ne serait-ce qu'une once de personnalité? Vous m'ennuyez.
Je subis ces jeunes fluokids (j'ai appris plutard qu'ils se nommait les South Central) pendant 45min -les plus longues de ma vie- et j'en retiendrai la bonne prestation scénique du gus de gauche, jouant avec le public et qui vivait sa musique comme s'il allait décéder juste après. On peut pas leur reprocher un manque d'implication..
21H30- Après un break de 15min, les lumières se réteignent...Prodigy va rentrer en scène! Je constate que les gradins sont descendus dans la fosse, 3fois plus de monde est rentré, et ça commence à être le bordel, tout le monde fume, et pas que des clopes. (P'tain mais allez vous cramer le cerveau loin de moi, merde!!) Comme je n'y vois plus à cause de mecs surement descendants d'une civilisation de géants, je ne sais pas qui entre en 1er en scène...mais toujours est-il que l'apparition de Keith Flint et Maxim Reality rend le public débile...y'a pas d'autre mot.
A partir de là, les bombes atomiques s'enchainent, aussi bien les gros classiques et les nouveautés du dernier album. J'ai nommé: Breathe, Voodoo People, Catch Me To The Hospital, Omen, Firestarter, Invaders Must Die...j'en passe et des meilleures, sans oublier leur reprise du morceau culte 'Chase The Devil' de Max Roméo (1976, ça c'est pour ta culture), que tout le public entonne, et bien évidement, le clou du spectacle: 'Smack My Bitch Up', qui finit d'achever la foule (parce que 9000 personnes qui jumpent sur un morceau qui a 15ans ça le fait mais grave), et de prolonger la vision apocalyptique de déstruction imminente de la Terre.
23H- Prodigy SONT l'apocalypse, Attila à coté c'est du Bambi. Une chose est sûre: l'herbe ne repoussera pas après eux.